Une déchirure dans la texture d’un dimanche ordinaire

lisse

Je ne suis pas sûr que la saison se prête à cette dégustation intime. Je ne suis sûr de rien à vrai dire. Je suis un troglodyte du Net.

Depuis un mois que j’ai planté ma petite boutique sur « Facebook» , je n’ai pas eu une seule cliente ( une de ces prétendues « amies»  selon le jargon du site) qui se soit rapprochée de mon étal, pour faire un brin de causerie tout en buvant un petit verre de schnaps. Personne !

On me laisse soliloquer comme un chien vermineux et gluant ou Elephant man sous son masque de toile. Je ne risque pas de faire des rencontres peccamineuses, capramerda fouchtra.

Mais on me laisse entière liberté en ce qui concerne la folle du logis. Dans les failles temporelles du Bazar Manioc, je peux loger de jolies femmes qui dégustent de la fine purée septembrale, comme sur cette photo.

C’est mieux que rien.

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Auteur:D.Nauze
Date: Dimanche, 29. novembre 2009 11:44
Trackback: Trackback-URL Catégorie: La traversée du quotidien.

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