Lionnel Luca Rottweiler, un ironiste de première bourre !

Vendredi, 27. avril 2012 10:11 | Auteur:D.Nauze

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Sauvons le Président ! Sauve qui peut !

Mardi, 24. avril 2012 10:10 | Auteur:D.Nauze

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Pierre Chalmin « Dictionnaire des injures littéraires»  (Livre de poche) Un bouquin infect c’est rien de le dire !

Lundi, 16. avril 2012 17:51 | Auteur:D.Nauze

Forcément si vous avez été plutôt un « adolescent d’autrefois» , au tournant des années soixante, vous avez beaucoup lu. Vos amis, vos « copains de génie»  selon la belle expression de Michaux, c’étaient des écrivains, comme autant de bouées (qui vous ont peut-être, certaines, sauvé la vie).

Alors quand les admirations de toute une vie se trouvent soudain salies, insultées, rabaissées, dans un bien triste livre qui est « Le Dictionnaire des injures littéraires»  d’un certain Pierre Chalmin, vous ne pouvez que souffrir et vous mettre en colère contre un tel éboueur. Bien sûr, le Chalmin il va rétorquer qu’il n’est qu’un intermédiaire. Ce n’est pas lui qui a dit de Zola :» Tant qu’il n’aura pas dépeint complètement un pot de chambre plein, il n’aura rien fait.»  Nohon, nohon ! c’est Léon Daudet qui rapporterait des propos de Victor Hugo. Vous vous rendez-compte, quasiment des propos de pissotière (cat il faut savoir que le vin est diurétique). Mon Dieu, l’auteur des Rougon-Macquart réduit à ça !

Non, ce n’est pas Pierre Chalmin qui prétend que le « français de Beckett est un français de maître d’école» , nohon, c’est Nabokov soi-même, ce qui ne le grandit pas, tant s’en faut. Non, ce n’est pas Pierre Chalmin qui a écrit de Baudelaire qu’il « réunit la pauvreté du chiffonnier, le sarcasme du mendiant, le désespoir du parasite» , c’est Walter Benjamin, même un autiste s’apercevrait que c’est un chouïa réducteur ! Voilà l’ouvrage de l’éboueur où « Céline piétine dans la merde» , « Rimbaud…pisse contre l’Himalaya»  et Voltaire aussi d’après Claudel dans son journal :» L’imbécile et dégoûtant Voltaire, pareil à un grand vieux singe pisseur.» 

Ah, quel champ d’épandage que la  littérature d’après l’éboueur en chef Chalmin. Quel art pour compiler le fiel, l’acrimonie, l’aversion, la malveillance, le petit petit venin. Et il doit en être fier le mec, sur un nuage rose depuis qu’il vient d’être édité en poche. L’aigreur, la férocité, etc, tous ces beaux sentiments qui font qu’on est fier d’être humain !

Au moment où la notion de culture est battue en brèche sur bien des fronts (concours de recrutement à Sciences Po), où beaucoup de nos « élites»  sont incultes, ah on avait bien besoin de la bouse relookée en poche de Pierre Chalmin. Qui n’a pas eu sa boule puante ? Qui n’a pas eu eu sa boule puante ?

Et regardez-le bien, il a l’air content de lui, le Chalmin ! Encore un SUFFISANT qui n’était pas, mais pas du tout, NECESSAIRE !


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Edgar Hilsenrath A lire, toutes affaires zézayantes ! (Mais impossible d’afficher sur FB le cliché du livre « Fuck America !)

Jeudi, 12. avril 2012 15:33 | Auteur:D.Nauze

IMP

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« Un hiver avec Baudelaire»  Harold Cobert (Livre de poche) et l’art de l’incipit.

Lundi, 2. avril 2012 16:41 | Auteur:D.Nauze

Je n’ai pas encore lu le roman d’Harold Cobert.

Primo (il n’y aura pas de secundo), tout un tas de bouquins s’accumoncellent dans mon isba mais ce n’est pas la vraie raison. J’ai été séduit par le titre :» Un hiver avec Baudelaire»  (ce jeune homme a bien senti que dans le « casting»  du titre Baudelaire ou Dieu ont un autre impact sur l’acheteur que par exemple Patrick Tréboc) et puis j’ai immédiatement lu en exergue une citation du « Spleen de Paris»  qui est du très grand Baudelaire :

« Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l’instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l’histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences !

Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l’homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !» 

QUE VOULEZ-VOUS LIRE / ECRIRE APRES  CET EXTRAIT ?

Le pauvre monsieur Cobert s’est piégé lui-même. Son incipit fait un peu pauvre, c’est le cas de le dire : « La rue est déserte. Pourtant, l’air est encore doux. (on notera l’antithèse)… Les soirées et les nuits restent fraîches, mais elles se gorgent (un fond de bière de Delerm ?) de plus en plus de la tiède luminosité du jour. C’est un soir de mai, début mai, au crépuscule tendre.»  (pourquoi pas, chez Fitzgerald, c’est la nuit qui l’est, tendre). Il faut bien convenir que ça détonne un peu à côté de Baudelaire, vous allez me dire, on n’est pas encore en hiver, le narrateur est en petite foulée, il s’échauffe.

La critique est un peu facile et, chat de gouttière à la retraite, je m’amuse un tantinet. Quoique, quoique, on peut réussir un incipit. Tiens voilà celui de « Histoire de l’amour»  de Nicole Krauss (l’épouse de Jonathan Safran Foer) (Folio) :

« Quand ils rédigeront ma nécrologie. Demain. Ou le lendemain. On y lira : LEO GURSKY LAISSE DERRIERE LUI UN APPARTEMENT PLEIN DE MERDE.» 

Quel tonus, n’est-ce pas ? (Mais je lirai votre livre. Promis.)




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